Retrouver les fils qui nous relient en engageant le corps et la matière.
Toucher le centre de la création contemporaine en mettant en scène ce qui anime notre inconscient. Permettre à tous·tes de pouvoir y accéder. Explorer des sujets de société qui interrogent tout un chacun. Reprendre notre place et notre empowerment. Laisser la fragilité nous émouvoir.

La compagnie Nanaqui Corpus, compagnie de Tours, a pour objet la création d’œuvres mixtes associant les univers du théâtre, de la danse, de la musique, de l’écriture ou du cinéma.
Nanaqui Corpus et ses origines.
Trouver un nom, voilà la première étape à passer pour créer une compagnie. Quel nom pourrait symboliser l’adéquation entre une sonorité qui sonne juste, une sororité qui nous tient à cœur et l’artistique fidèle à nos aspirations ?
« J’ai commencé à réfléchir et me suis souvenue de ma profonde admiration amicale et professionnelle pour Lucia Amara, metteure en scène et écrivaine italienne qui m’a fait découvrir le jeu des mots et du corps à travers l’écriture d’Antonin Artaud au cours d’un stage effectué au Plessis Théâtre, dans le cadre des Pépinières Européennes. »
Ces propos d’Annaïck Nicolazic, artiste associée, avec qui nous avons évoqué l’orientation de la compagnie, nous ont paru être une bonne base pour dérouler le fil d’une pensée artistique.
« J’ai repensé au travail d’écriture que nous avions fait ensemble et à ma signature d’un texte « Je suis Nanaqui, la fille d’Antonin Artaud ». J’avais repéré la source qui me reliait à cette entité créatrice franco-italienne qui m’avait tant émue. »
Antonin Artaud s’était créé des filles imaginaires, mais aucune ne portait le nom de Nanaqui, il s’est avéré que c’était le surnom que sa mère lui avait attribué.
Avec ce nom qui obtient l’unanimité et pour élargir le champs des possibles de la compagnie, nous avons ajouté corpus, pour rallier différentes pratiques artistiques et donner le son qui nous manquait en respectant le sens que nous voulions lui donner avec une référence au vivant.
Car le théâtre n’est pas qu’une affaire de voix, de texte. Il est avant tout incarnation : un corps avec sa chair, sa peau, ses os, son souffle, ses tourments et ivresses, ses aspirations poétiques.